Le théorème de Don Quichotte

Piste noire Le 22 juillet 2023  - Ecrit par  Bacher, Roland Voir les commentaires (3)
ll ne faut jamais se fier à ce qui est écrit,
la seiche utilise l’encre uniquement pour duper.
(Proverbe d’une girafe [1])

Cet article a été écrit avec une plume chatouilleuse. Le lecteur allergique peut sauter le prologue et commencer la lecture par le théorème de Don Quichotte.

Don Quichotte veut offrir à sa dame, la sublime Dulcinée du Toboso, du chocolat pour la Saint-Valentin [2].
Selon les canons de l’amour courtois,
le parfait galant se procure deux morceaux rectangulaires
de taille $a\times b$ et $c\times d$ de ce péché capital. Le nombre total
$a\cdot b+c\cdot d$ de carrés doit être un nombre premier
car rien ne peut diviser deux amoureux. L’orientation compte :
les deux emballages illustrent
le courage du chevalier et la beauté de sa dame : Deux morceaux de
taille respectivement $a\times b$ et $b\times a$ seront donc considérés comme
différents si $a$ et $b$ ne sont pas égaux.
Les coutumes barbares du Moyen Âge prescrivent au gentilhomme
d’offrir un délicieux morceau de taille $c\times d$ à sa dame
et d’endurer stoïquement les inconvénients gastriques
liés à la difficile digestion du gros morceau de taille
$a\times b$ avec $a$ et $b$ tous les deux strictement supérieurs
à $c$ et $d$. Certains historiens justifient cette tradition par
l’homéopathie : la finesse d’un chocolat est
inversement proportionnelle à sa quantité. (D’autres historiens,
plus romantiques, prétendent au contraire que la modestie du
chevalier lui impose de ne pas exagérer ses exploits,
dépeints sur l’emballage du morceau destiné à son adorée,
par une représentation surdimensionnée. J’omets ici
une troisième explication, colportée par des mauvaises langues
envieuses.)

C’est sans aucun doute à cette occasion que
Don Quichotte a découvert le résultat
suivant qui porte désormais son illustre nom [3] :

Théorème de Don Quichotte

Tout nombre premier impair $p$ possède exactement
$(p+1)/2$ écritures de la forme $p=a\cdot b+c\cdot d$
en tenant compte de l’ordre des facteurs
avec $a,b,c,d$ dans $\mathbb N=\{0,1,\ldots\}$ et $\min(a,b)>\max(c,d)$.

Illustrons ce théorème avec le cas du nombre premier $23$ :

Les
$(23+1)/2=12$ écritures possibles sont :
\[\begin{array}{ll} 23\cdot 1+0\cdot 0,\qquad&1\cdot 23+0\cdot 0,\\ 11\cdot 2+1\cdot 1,&2\cdot 11+1\cdot 1,\\ 7\cdot 3+2\cdot 1,&3\cdot 7+2\cdot 1,\\ 7\cdot 3+1\cdot 2,&3\cdot 7+1\cdot 2,\\ 5\cdot 4+3\cdot 1,&4\cdot 5+3\cdot 1,\\ 5\cdot 4+1\cdot 3,&4\cdot 5+1\cdot 3.\\ \end{array}\]
Par contre, les expressions
\[22\cdot 1+1\cdot 1,\ 1\cdot 19+2\cdot 2,\ 3\cdot 6+5\cdot 1,\ 3\cdot 1+5\cdot 4\]
sont interdites car ces expressions
(qui sont pourtant bien de la forme $a\cdot b+c\cdot d$)
ne satisfont pas l’inégalité stricte $\min(a,b)>\max(c,d)$.

L’idée de la preuve du
théorème de Don Quichotte est de combattre des moulins à vent, voir
le début du chapitre 8 de la célèbre
autobiographie de Don Quichotte
écrite au noir par la fameuse plume de Cervantes.

La prépublication [1] à paraître dans American Mathematical Monthly, en est une transcription en langage moderne.
Le lien avec les moulins à vent s’obtient en associant à une solution
$p=a\cdot b+c\cdot d$ le sous-réseau $\mathbb Z(a,c)+\mathbb Z(-d,b)$
d’indice $p$ dans $\mathbb Z^2$. Les deux générateurs $(a,c)$
et $(-d,b)$ appartiennent alors respectivement aux voiles (noirs
sur la figure) orientés
E-NE et N-NW (utilisant les conventions anglaises pour une rose des vents)
de la figure évoquant un moulin à vent.

Les quatre voiles noires orientées E-NE, N-NW, W-SW, S-SE et les quatre voiles blanches orientées N-NE, W-NW, S-SW, E-SE
Le théorème de Don Quichotte donne une nouvelle preuve du résultat suivant :

Tout nombre premier de la forme $1+4n$ est une somme de deux
carrés.

Une généralisation de ce résultat décrivant l’ensemble de tous les entiers qui
sont sommes de deux carrés était énoncée pour la première fois sous forme d’annotation
dans une traduction par Albert Girard d’un traité d’arithmétique
de Simon Stevin. Il est cependant généralement attribué à Fermat qui l’a
précisé en spécifiant le nombre de façons différentes d’écrire un entier comme somme de deux carrés.
Leonard Euler fut le premier à donner une preuve de ce résultat.

Preuve du théorème de Fermat à partir du théorème de Don Quichotte :
Si le premier $p$ appartient à $1+4\mathbb N$, alors $(p+1)/2$ est impair et
l’involution $a\cdot b+c\cdot d\longmapsto b\cdot a+d\cdot c$ agissant sur l’ensemble des $(p+1)/2$
écritures énumérées par le théorème de Don Quichotte
a donc (au moins) un point fixe donné par $a=b>c=d$.

Dans la suite, nous allons d’abord donner la liste des solutions
pour les premiers impairs jusqu’à $29$.

Un dépliant décrit ensuite une construction naïve des solutions.

Nous terminons avec une remarque sur la genèse du théorème de
Don Quichotte. Le lecteur peut bien sûr continuer à donner sa
préférence à la version de l’introduction.

Liste des solutions pour petits premiers impairs  : Pour $p=3$ on
n’a que

\[\begin{align*} 3&=3\times 1+0\times 0\\&=1\times 3+0\times 0 \end{align*} \]

et on a donc bien
$2=(3+1)/2$ solutions.

Les $(5+1)/2=3$ solutions pour $p=5$ sont données par

\[\begin{align*} 5&=5\cdot 1+0\cdot 0\\ &=1\cdot 5+0\cdot 0\\ &=2\cdot 2+1\cdot 1. \end{align*}\]

Les $(7+1)/2=4$ solutions pour $p=7$ :

\[\begin{align*} 7&=7\cdot 1+0\cdot 0\\ &=1\cdot 7+0\cdot 0\\ &=3\cdot 2+1\cdot 1\\ &=2\cdot 3+1\cdot 1. \end{align*}\]

Les $(11+1)/2=6$ solutions pour $p=11$ :

\[\begin{align*} 11&=11\cdot 1+0\cdot 0\\ &=1\cdot 11+0\cdot 0\\ &=5\cdot 2+1\cdot 1\\ &=2\cdot 5+1\cdot 1\\ &=3\cdot 3+2\cdot 1\\ &=3\cdot 3+1\cdot 2. \end{align*}\]

Pour avoir des listes plus courtes, on va supposer dorénavant
$a\geq b>c\geq d$ en tenant compte des solutions
oubliées par une multiplicité $\mu=\frac{1}{4}2^{\sharp\{a,b,c,d\}}$
(égale à $1$ si $a=b>c=d$,
égale à $2$ si $a=b>c>d$ ou $a>b>c=d$ et égale à $4$
dans les autres cas, c’est-à-dire si $a>b>c>d$).

On obtient ainsi
\[\begin{array}{|r|l|r|} \hline p&a\cdot b+c\cdot d&\mu\\ \hline\hline 13&13\cdot 1+0\cdot 0&2\\ &6\cdot 2+1\cdot 1&2\\ &4\cdot 3+1\cdot 1&2\\ &3\cdot 3+2\cdot 2&1\\ &&7\\ \hline 17&17\cdot 1+0\cdot 0&2\\ &8\cdot 2+1\cdot 1&2\\ &4\cdot 4+1\cdot 1&1\\ &5\cdot 3+2\cdot 1&4\\ &&9\\ \hline 19&19\cdot 1+0\cdot 0&2\\ &9\cdot 2+1\cdot 1&2\\ &6\cdot 3+1\cdot 1&2\\ &4\cdot 4+3\cdot 1&2\\ &5\cdot 3+2\cdot 2&2\\ &&10\\ \hline 23&23\cdot 1+0\cdot 0&2\\ &11\cdot 2+1\cdot 1&2\\ &7\cdot 3+2\cdot 1&4\\ &5\cdot 4+3\cdot 1&4\\ &&12\\ \hline 29&29\cdot 1+0\cdot 0&2\\ &14\cdot 2+1\cdot 1&2\\ &7\cdot 4+1\cdot 1&2\\ &9\cdot 3+2\cdot 1&4\\ &5\cdot 5+4\cdot 1&2\\ &5\cdot 5+2\cdot 2&1\\ &5\cdot 4+3\cdot 3&2\\ &&15\\ \hline \end{array}\]
pour les premiers $13,17,19,23$ et $29$. La dernière colonne donne la multiplicité (respectivement le nombre total de solutions donné par
la somme des multiplicités)
associée à la solution de la colonne du milieu.

Le lecteur se convaincra facilement en faisant quelques exemples
supplémentaires de l’importance des factorisations des deux
produits $a\cdot b$ et $c\cdot d$. Le théorème de Don Quichotte
est donc peut-être un terrain de jeu ludique pour travailler des notions
autour de la primalité et de la factorisation.

Le dépliant suivant décrit une façon naïve (illustrée à l’aide du
premier $p=101$) de construire la liste des solutions.

Construction élémentaire des solutions.

Notons $S=a\cdot b$ et $s=c\cdot d$ les deux produits intervenant dans une solution $p=a\cdot b+c\cdot d$ que nous supposerons normalisée : $a\geq b>c\geq d$.
Notons $S=\alpha\cdot \beta$ et $s=\gamma\cdot \delta$ avec $\alpha\geq \beta>\gamma\geq\delta$ les factorisations
de $S$ et $s$ ’les plus proches’ de $\sqrt{S}$ et $\sqrt{s}$ dans le sens
que $S$ n’a pas de diviseur dans l’intervalle $[\sqrt{S},\alpha-1]$
et $s$ n’a pas de diviseur dans l’intervalle $[\sqrt{s},\gamma-1]$. On a
alors $a\geq \alpha\geq\sqrt{S}\geq \beta\geq b>c\geq\gamma\geq\sqrt{s}\geq \delta\geq d$. En cherchant pour $S+s=p$ donné les factorisations
$S=\alpha\beta$ et $s=\gamma\delta$, on trouve facilement toutes les solutions.

Nous illustrons cette approche naïve en l’appliquant au premier $p=101$.
La deuxième colonne de la liste ci-dessous
donne les factorisations $S=\alpha\cdot \beta$ et
$s=\gamma\cdot \delta$ les plus proches de $\sqrt{S}$ et $\sqrt{s}$. Un
couple $S+s=p$ avec $S>s$ ne contribue rien aux solutions si $\beta\leq \gamma$
et il contribue au moins avec la solution $\alpha\cdot \beta+\gamma\cdot \delta$
autrement. Toutes les solutions normalisées (par $a\geq b>c\geq d$)
associées sont données dans la troisième colonne. La dernière colonne
donne la multiplicité associée à la solution normalisée de la troisième colonne.
La liste (légèrement tronquée) pour $p=101$ est alors donnée par :
\[\begin{array}{c|c|c|r} S+s&\alpha\cdot \beta+\gamma\cdot \delta&a\cdot b+c\cdot d&\mu\\ \hline 101+0&101\cdot 1+0\cdot 0&101\cdot 1+0\cdot 0&2\\ 100+1&10\cdot 10+1\cdot 1&10\cdot 10+1\cdot 1&1\\ &&20\cdot 5+1\cdot 1&2\\ &&25\cdot 4+1\cdot 1&2\\ &&50\cdot 2+1\cdot 1&2\\ 99+2&11\cdot 9+2\cdot 1&11\cdot 9+2\cdot 1&4\\ &&33\cdot 3+2\cdot 1&4\\ 98+3&14\cdot 7+3\cdot 1&14\cdot 7+3\cdot 1&4\\ 97+4&97\cdot 1+2\cdot 2&&\\ 96+5&12\cdot 8+5\cdot 1&12\cdot 8+5\cdot 1&4\\ && 16\cdot 6+5\cdot 1&4\\ 95+6&19\cdot 5+3\cdot 2&19\cdot 5+3\cdot 2&4\\ 94+7&47\cdot 2+7\cdot 1&&\\ 93+8&31\cdot 3+4\cdot 2&&\\ 92+9&23\cdot 4+3\cdot 3&23\cdot 4+3\cdot 3&2\\ 91+10&13\cdot 7+5\cdot 2&13\cdot 7+5\cdot 2&4\\ 90+11&10\cdot 9+11\cdot 1&&\\ 89+12&89\cdot 1+4\cdot 3&&\\ 88+13&11\cdot 8+13\cdot 1&&\\ 87+14&29\cdot 3+7\cdot 2&&\\ 86+15&43\cdot 2+5\cdot 3&&\\ 85+16&17\cdot 5+4\cdot 4&17\cdot 5+4\cdot 4&2\\ 84+17&12\cdot 7+17\cdot 1&&\\ 83+18&83\cdot 1+6\cdot 3&&\\ 82+19&41\cdot 2+19\cdot 1&&\\ 81+20&9\cdot 9+5\cdot 4&9\cdot 9+5\cdot 4&2\\ 80+21&10\cdot 8+7\cdot 3&10\cdot 8+7\cdot 3&4\\ 79+22&79\cdot 1+11\cdot 2&&\\ 78+23&13\cdot 6+23\cdot 1&&\\ 77+24&11\cdot 7+6\cdot 4&11\cdot 7+6\cdot 4&4\\ 76+25&19\cdot 4+5\cdot 5&&\\ 75+26&15\cdot 5+13\cdot 2&&\\ 74+27&37\cdot 2+9\cdot 3&&\\ 73+28&73\cdot 1+7\cdot 4&&\\ % 72+29&9\cdot 8+29\cdot 1&&\\ % 71+30&71\cdot 1+6\cdot 5&&\\ % 70+31&10\cdot 7+31\cdot 1&&\\ % 69+32&23\cdot 3+8\cdot 4&&\\ % 68+33&17\cdot 4+11\cdot 3&&\\ % 67+34&67\cdot 1+17\cdot 2&&\\ % 66+35&11\cdot 6+7\cdot 5&&\\ % 65+36&13\cdot 5+6\cdot 6&&\\ % 64+37&8\cdot 8+37\cdot 1&&\\ % 63+38&9\cdot 7+19\cdot 2&&\\ % 62+39&31\cdot 2+13\cdot 3&&\\ % 61+40&61\cdot 1+8\cdot 5&&\\ % 60+41&10\cdot 6+41\cdot 1&&\\ \vdots&&&\\ 52+49&13\cdot 4+7\cdot 7&&\\ 51+50&17\cdot 3+10\cdot 5&&\\ \hline&&&51 \end{array}\]

Le goulet d’étranglement de cette méthode est la nécessité de
factoriser $S$ et
$s$. Ces factorisations deviennent coûteuses pour $p$ très grand. On peut
cependant s’inspirer de la
preuve constructive (donnée dans [1]) du théorème de Don Quichotte pour établir de façon très différente la liste des solutions en utilisant $O(p\log p)$ opérations arithmétiques sur des entiers de taille au plus $p$.

Remarque finale. L’auteur de ce billet est tombé sur le théorème de
Don Quichotte par pure sérendipité en étudiant une version matricielle
de l’algorithme d’Euclide calculant le pgcd de deux entiers :
La version la plus rudimentaire (fortement déconseillée quand les arguments
sont grands)
de l’algorithme consiste à itérer l’application
\[(a,b)\longmapsto (\max(a,b),\max(a,b)-\min(a,b))\]
(pour $a,b$ dans $\mathbb N$) jusqu’à stabilisation.

Considérons maintenant une matrice carrée
$\left(\begin{array}{cc}A&B\\C&D \end{array}\right)$
avec $A,B,C,D$ dans $\mathbb N$ et soustrayons une ligne ou une
colonne de l’autre ligne ou colonne à condition de ne pas créer
de coefficient strictement négatif. Cette opération préserve
le déterminant $n=AD-BC$ (ainsi que le pgcd des quatre coefficients)
et se termine avec une matrice satisfaisant $\min(A,D)>\max(B,C)$
si $n>0$. Le nombre de telles matrices ’irréductibles’ de déterminant
$n\geq 1$ donné est égal à
\[\sum_{d\vert n,\ d^2\geq n} (d+1-n/d),\]
voir [2] et la question [4] sur Mathoverflow (une espèce
de Facebook pour mathématiciens où je dis souvent des choses
fausses ou stupides).

Un changement de signe, fait par curiosité procrastinative, dans un
programme très court écrit pour vérifier la formule ci-dessus dans les petits
cas permet facilement de deviner le théorème de Don Quichotte,
voir également la question [5] sur Mathoverflow.

Bibliographie

[1] Bacher, R. (2022),
A Quixotic Proof of Fermat’s Two Squares Theorem for Prime Numbers,

[2] Bacher, R. (2023),
Euclid meets Popeye : The Euclidean Algorithm for $2\times 2$ matrices,

[3] de Cervantes, M. (1605),
El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha, Madrid.

[4] Mathoverflow, MO405035.

[5] Mathoverflow, MO405505.

Post-scriptum :

La rédaction d’Images des Mathématiques ainsi que l’auteur remercient pour leur relecture attentive : Sébastien Kernivinen et Laurent Bartholdi.

Article édité par Buzzi, Jérôme

Notes

[1Animal à la pensée élevée.

[2Certains esprits chagrins diront que les plaques de chocolat n’étaient pas connues à l’époque de Don Quichotte. Ce genre de calomnie ignoble ne mérite comme réponse qu’un proverbe cher à Sancho Panza : La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe.

[3Napoléon a bien son théorème. Ce n’est donc que justice que le plus grand des chevaliers errants ait le sien.

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Pour citer cet article :

Bacher, Roland — «Le théorème de Don Quichotte» — Images des Mathématiques, CNRS, 2023

Crédits image :

Image à la une - Gustave Doré [BNF-https://essentiels.bnf.fr/fr/album/dcdae9d5-14c2-48be-83d6-f35f409515d4-don-quichotte-cervantes-1]

Commentaire sur l'article

  • Le théorème de Don Quichotte

    le 26 juillet 2023 à 13:18, par Rphino

    Bonjour

    Dans « Considérons maintenant une matrice carrée (ACBD) avec A,B,C,D dans ℕ et soustrayons une ligne ou une colonne de l’autre ligne ou colonne à condition de ne pas créer de coefficient strictement négatif. Cette opération préserve le déterminant n=AD−BC (ainsi que le pgcd des quatre coefficients) et se termine avec une matrice satisfaisant min(A,D)>max(B,C) », ne faut-il pas avoir au départ
    la condition min(A,D)>max(B,C)" car sinon on peut avoir

    25 13
    8 4
    En soustrayant L2 de L1
    17 13
    8 4
    En soustrayant C2 de C1
    4 13
    4 4
    et la condition min(A,D)>max(B,C) n’est pas remplie ?

    Cordialement

    Répondre à ce message
    • Le théorème de Don Quichotte

      le 26 juillet 2023 à 13:21, par Rphino

      Je corrige mes bêtises :

      25 13
      8 4
      En soustrayant L2 de L1
      17 9
      8 4
      En soustrayant C2 de C1
      8 9
      4 4
      et la condition min(A,D)>max(B,C) n’est pas remplie ?

      Répondre à ce message
      • Le théorème de Don Quichotte

        le 26 juillet 2023 à 15:24, par Roland Bacher

        Bonjour Rphino et merci pour vos remarques. Votre matrice est de déterminant négatif. Ceci ne peut pas arriver avec un déterminant strictement positif. Avec un déterminant négatif on obtient la condition
        inverse sur les irréductibles (on peut alors échanger les deux lignes ou les deux colonnes pour se
        ramener au cas d’un déterminant positif).

        Répondre à ce message

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